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Qui suis-je ?

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Qui suis-je ?

Message par pendantce le Lun 18 Juin - 15:03

Qui suis-je ?

Ou qui ne suis-je pas ?

...

J'ai dit récemment que j'étais une sorte de" prédateur" . D'abord un prédateur pour moi, en ce sens où je me suis longtemps dévoré moi même, par des conduites addictives, et donc excessives. Mais aussi un " prédateur " du monde des idées, c'est à dire une espèce de chasseur de vérités et de mauvaises consciences. Cependant, je pourrais dire aussi que je suis une sorte de " prédateur " social.
En même temps que j'avais dit ça, j'avais dit aussi que les autres préfèraient voir en moi une victime de moi-même, pour éviter d'avoir à se dire qu'ils auraient peut être alors affaire avec un " vrai prédateur ".

En quoi je me plais à pourchasser des proies sociales ? Pourquoi ?

Je crois que j'ai un énorme besoin de revendiquer ma vérité, et qu'à défaut de parler de moi, en revanche, établir cette revendication avec la compagnie de proies, est une sorte de proclamation qui dirait : " Regardez-moi, je suis aimable, puisque je suis fort, puisque je vous pourchasse et que vous semblez fuir ". C'est un désir de pouvoir qui masque en vérité un grand besoin d'amour et d'affection : c'est une sorte de viol, en usant de ce qu'on pourrait appeler le sexe social. Sexe social dans le sens de rapport passif / actif dans un échange de propos en société, et où je serais celui qui est actif, là où les autres demeureraient passifs, dans le sens de subir et se laisser faire.

On pourrait aussi s'interroger là-dessus d'ailleurs ; si j'ai besoin d'exhiber ce sexe social, alors qu'en est-il du sexe en tant qu'organe génital de l'Homme ? Qu'en est-il de mes histoires d'amour, et de mes rapports sexuels ? Et bien la réponse est simple : dans l'un comme dans l'autre, rien. Aussi j'ai besoin de jouir. Par conséquent que se passe-t-il ? Et bien, il fallait que je trouve un endroit où j'aurais pu être ce prédateur. Or il se trouve que la vie sociale traditionnelle me faisait peur, et me fait peur. Aussi il fallait que je trouve une alternative ; une société qui n'en serait pas une véritablement, en ce sens où elle en serait une, mais offrirait toujours la possibilité de se dérober de ses propres difficultés à être un individu social. Et très vite, Internet fut choisi pour répondre à mes attentes.

Les rapports de forces ont donc pu émerger et s'installer à leur aise. Or qu'en est-il véritablement ? En fait mes rapports de forces en société cyber, cachent tout d'abord une grande inhibition en société active. C'est pour cela que cette inhibition se fait moindre sur le web. Car je me rends compte que dans la vie sociale et active je suis faible, angoissé, plein d'appréhensions et peureux. Le web, en tant que moyen de se cacher, m'a permis et me permet donc de réaliser mon fantasme social : être fort, intègre, sûr de moi, et valeureux. Mais chez moi cela semble se traduire par des rapports de forces ... Pourquoi ?

Et bien je pense que la frustration et le délaissement répétés y sont pour quelque chose. Un peu comme quelqu'un qui veut maigrir et qui fait un régime uniquement composé de soupe de chou, qui perd du poids, mais qui s'est tellement privé, que deux mois après il craque et reprend tout son poids, en prenant d'ailleurs plusse de poids que ce qu'il pesait avant de faire son régime. D'autre part, il est fréquemment admis que les rapports sociaux sont en relation plus ou moins directe avec notre affect. Quel est le mien ? Comment ai-je été affecté de l'affect des autres ? Et comment suis-je affecté de mon propre affect ? ...

J'ai vécu assez seul. J'avais certains particularismes ( obésité, attirance pour le milieu des filles, très bon élève ). C'est d'ailleurs je suppose ce côté bon élève, interprété comme une classification " intello " par les autres, qui a pu, en dehors du côté assez direct et violent, des rapports entre jeunes, favoriser toutes les railleries et les persécutions que j'ai connues. Je suppose aussi que par effet miroir devant moi, en tant que bon élève, les autres se sentaient cancres et bons à rien, ou en tous cas avec beaucoup de difficultés à apprendre ce qui les valoriserait plus tard. Et sans doute qu'en se projetant dans l'avenir, ils se sont imaginés qu'ils finiraient caissiers, ou clochards ou autres. Il fallait donc bien qu'ils s'en veulent ! Seulement pouvaient-ils s'en vouloir, et afficher un comportement pleins de doutes, d'hésitations et de mépris pour soi, au milieu d'une vie sociale scolaire pleine de violence, d'apparente assurance, et de zèle éhonté ? La réponse est non, bien sûr. Par conséquent, à travers les victimes qu'ils choisissaient, et par peur que celles-ci comprennent leur faiblesse, il fallait bien qu'ils compensent. Et sacrée compensation ! que de se détester à travers le mépris, les insultes et la détestation des autres : ces victimes qui n'y étaient pour rien, quant à la difficulté de ces persécuteurs à correctement savoir s'estimer.

J'ai donc vécu oui, assez seul et persécuté, avec une crainte permanente d'être violenté. Que pouvais-je bien chercher pour compenser à mon tour ce mal-être ? La douceur, l'affection bien sûr. Et quoi de mieux que le milieu des filles pour cela. Seulement, était-il possible pour moi, d'apprécier ce milieu ? Pouvais-je apprécier ce milieu, comme on apprécie une chose ou une autre ? Pour moi c'était non. C'est pourquoi, me détestant moi-même, me sentant faible et raté, je me comportais de la même façon avec les filles, que les garçons se comportaient avec moi. Je les violentais, je les humiliais, je les insultais, je leur faisais les plus bas coups au possible ... Mais du coup, les garçons voyaient que devant eux je n'étais rien, mais que par contre, pour m'attaquer à des plus faibles qu'eux ( les filles ), et bien j'y allais de tout mon coeur. Aussi, il émergeait de cela l'idée de lâcheté, d' " homme " peu viril, s'en prenant " aux plus petits " ... Et ceci conjugué avec le fait qu'apparement toute mon attention était portée vers des jeux de filles, très vite, une autre classification brutale apparut : celle de " pd ".

Avec cette sorte d'anticipation de ma sexualité par les autres, inconsciemment, je suppose que j'ai du aussi me projeter dans un rapport homme / homme ... un de plus, et qui plus est, un rapport sexuel. Il a donc fallu que je fuis également cela, pour que ce rapport spécial homme / homme ne se passe jamais. Qu'ai-je fait alors ? Et bien, ceci doublé d'un besoin de réconfort, je me suis mis à manger, à manger, et à manger ... et à grossir ! En étant gros, en devenant obèse, certes je m'attirais davantage de mépris de la part des autres, mais au moins je pouvais fuir ce rapport homosexuel, qui me préoccupait, d'autant plusse qu'on ne s'attaquait plus à mon comportement mais à ma constitution affective et émotionnelle même.

...

Revenons maintenant au côté prédateur de tout à l'heure, et à mes rapports sociaux ; d'un côté inhibés dans la société active, et de l'autre provocateurs et pleins d'assurance dans la société cyber.

....

Il semble maintenant clair que mes rapports de forces soient en écho à tout cela. Inconsciemment, ils traduisent le rapport de forces que je pourrais avoir dans un rapport homme / homme, car il semble que j'aurais toutes les raisons du monde d'en vouloir à la gente masculine ... tout comme j'aurais aussi toutes les raisons du monde d'en vouloir à la gente féminine. Mes rapports de forces seraient donc différents avec les hommes d'avec les femmes. Avec les hommes je pense qu'il s'agirait plus d'une volonté de supériorité, comme une envie de triompher sur eux en permanence. Alors qu'avec les femmes je pense qu'il s'agirait plutôt d'un désir de les humilier et de les mettre à nu, en écho à ce que je percevais d'elles à l'époque, c'est à dire une certaine forme de pitié envers moi. Car bien qu'elles étaient plus aptes à comprendre que les garçons, plus vifs et moins réfléchis, il n'en est pas moins qu'elle ne furent guère reéllement compréhensives, et que ce sentiment de pitié était ressenti comme une presque insulte, une presque humiliation morale.

Et ainsi, avec le temps, cette façon de fonctionner est devenue une façon de fonctionner assez envahissante parfois, pourvu que je sois suffisamment tranquille et caché, pouvant alors mettre en activité tous mes reproches, tout mon mépris et toute mes envies d'en découdre. De là il vient l'idée qu'également, sur le plan sexuel, où l'on est aussi tranquilles et cachés, s'installe aussi un rapport de force, et plus précisément des tendances sado-masochistes ; faire du mal et avoir mal étant pour moi une manière de reproduire le schéma de mon comportement social de jeunesse, qui tout de même, avait le mérite d'être " rassurant ", aux vues de tous les déséquilibres et de tout le mal-être adulte qui s'en sont suivis. On arrive donc à la reproduction d'un stade infantile, comme si la régression était nécessaire .... nécessaire car irrésolue.


pendantce

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Re: Qui suis-je ?

Message par poeteric le Sam 21 Juil - 14:20

Bonjour, une sympathique étude de ton cas Very Happy
il faudrait que je relise j'ai parcouru le texte en diagonal,
je repasserais plus réfléchi Very Happy
apparemment le qui ne suis je pas t'a donné du sens à ce que tu dois être Very Happy
pourtant cela devrait être l'inverse sinon n'est ce pas qu'obéir à un surmoi Very Happy
l'Homme n'est il pas qu'un bouillon de chimie dans une soupe populaire Very Happy
le hasard un cuisinier réglant votre degré d'apprentissage de vos 'et moi !' Very Happy

Razz





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