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À la belle étoile

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À la belle étoile

Message par poeteric le Jeu 24 Fév - 5:06

L'horloge n'avait plus d'heure. les minutes filaient tout de même en s'arrétant soixante secondes. le temps de repos adéquat pour une seconde d'attendre d'être la soixantième en une minute. Les secondes sont sur un circuit d'une minute. elles ont un record à battre, c'est d'être pile à la soixantième seconde en une minute. la minute étant mesurable à soixante secondes. C'est une course où chaque seconde est une participante à part entière comptant à voix haute leur relais en se nommant chacune à leur tour dans leur tour de piste d'une minute. Elles sont soixante. La piste dure une minute. l'horloge n'avait plus d'heure. la petite aiguille s'était volontairement perdue dans la meule de foin du rembourage d'un canapé en peau de bizon d'un country club, je n'aime pas la Country, elle non plus, mais à Nashville, y'a que ça d'ouvert encore quelques minutes, avant que les bars remplis ne ferment en laissant partir dans l'horizon les stetsons solitaires, nous regardions nos sourires danser le rodéo de nos lèvres, assis l'un en face de l'autre. C'était le deuxième jour de notre rencontre pour un autre jour, en croyant très fort à un enchainement possible vu le rythme où les heures n'existaient plus, seconde après seconde.
Lui, il avait gagné un tour du monde en collectionnant des bons cadeaux qu'ils achetait pour tomber sur la case départ d'une facture de billet d'avion, quand à la somme prête, en baffouillant de timidité devant la conseillère de ses plus belles vacances lui demandant si il aimait bien la Country, il lui répondit, comme un mauvais relais dans le circuit des secondes, spontanément cou...cou...ouiii...mu-mu-zik ?, alors qu'elle avait déjà appuyé sur la touche, la mieux commisionnée généralement des invendus invendables, ouiii pour l'envoyer en une seconde dans un circuit où chaque minute est organisée pour un total bonheur anticipé à la seconde prête à vivre intensément la suivante dans un rythme de hot-new Country music, il eut même le bonus de plusieurs escales pour un arrêt minute dans cinq capitales, en première classe des budgets serrés. Assis en face d'elle maintenant, devant ce feu de camps, avec un couvre-chef ridicule, autant qu'il se sentait ridicule, il sentit son cœur faire tout un foin comme piqué par une aiguille, mais pas n'importe quelle aiguille, celle pile pouvant se perdre dans son jardin de foin en fleur, n'attendant qu'une aiguille pour qu'elle s'y roule avec lui dedans.
Elle, elle était devenue une aiguille trop souple au laid avec sa liaison calamiteuse, elle avait perdu confiance à cause d'une aiguillette qui lui fit le coup de je pique ton mec, c'était son voyage de noce avec ses économies, ce bouffon de cow-boy lui avait imposé sa destination, 'tu verras on fera l'amour sur le foin dans un vrai ranch', rêveur, et elle aimait bien les rêveurs, mais maintenant elle s'en méfie, elle a compris que l'amour est une anguille au fond d'un courant sans fin, sa psy lui avait conseillée, assise devant son écran en train de se caresser discrètement devant de beaux co cow-boys en string, de profiter de ce voyage de noce sans noce pour visiter les hot-Country-club des quartiers libres pendant sa Cartier libre. Seule devant l'imposant miroir du salon de l'hôtel Buffalo Big Bill, elle se demandait ce qu'elle foutait là, statique comme une boule dans un jeu de quille dans un hall où personne ne joue pour la faire tourner dans ses bras, elle détestait la Country, c'était pas une bonne idée, d'un regard à gauche vers le trou strict et béant de l'ascenceur affichant son score de quilles perdues dans son antre, elle choisie de partir à droite en détournant le planning de sa vie vers l'imprévu où l'attendait certainement un inconnu, espérait elle, ' ça arrive bien dans les films romantiques, pourquoi pas à moi, si le destin m'a amenée ici c'est bien pour une raison ?' dit elle au barman habillé juste d'un stetson, et d'une ceinture remplie de poche à cartouche pour capote, c'est le lendemain qu'elle vit son joli jardin de foin en fleur, non pas à cause du badboy qu'elle avait jeté, parce qu'elle voulait de l'amour, du vrai, du romantique, alors c'est dans un ranch sélect autour d'un feu de camps, pendant une excursion solitaire incluant l'option rendez-vous entre solitaires, avec comme thème de discution : ' autour d'un feu de quand on croit trouver sa paire' qu'elle sentie son aiguille vibrée.
La première seconde est celle du hasard où s'embranche le destin, la dernière clos la minute suffisante pour que deux regards s'oublient des heures dans le foin de leur coeur.
En partant tous les deux vers le soleil levant, ils disparurent dans la poussière de couleurs luminescentes, en chantant c'était la dernière séance et, cousirent un rideau d'amour avec leurs deux aiguilles pour, s'enrouler tranquillement au creux d'une, couette faite de foin sous, la belle étoile.

poeteric

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