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le loup et la petite fille

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le loup et la petite fille

Message par poeteric le Dim 15 Aoû - 13:51

Là la plume d’un aigle enrobe entre des ombres
Les tournants du vent soupesant des flocons
Ce duvet écarlate au jupon de la neige
S’en peinturlure en tournoyant

Cent volants en Tango d’un air en attraction
Dressé aux filins d’or créant des acres d’ocres
Je suis un loup blanc dans la pénombre bleue
Muant aux fanions de l’aube purpurine

Debout sur la glace une petite fille
De boue sous un arbre au lac des grands hommes
Me coupe le regard dévisageant la mort

Me figeant sur place où une flaque rouge
Me rappelle cette aube au chœur incandescent
Vers où glisse l’âme dans son dernier sort

Elle allait mourir noyée seule
La plaque était si fine et son poids trop lourd
Ses sens aux aguets du point de rupture
Je l’ai vue de l’autre encablure du bord

Toute tétanisée elle criait à peine
Dans la posture d’une statut de sel
Sa peur érodant le sol d’eau glacée
J’ai eu le réflexe au dépit des chasseurs

Cachés sous les halos de l’heure argentée
De l’exhorter d’agripper la rive
Mais ce fut en hurlant ce fut là mon erreur

Ce tombeau se referme et ma raison vacille
La neige me recouvre et cette eau me muselle
Je la voie là gît la plume d’un aigle

L’étau se resserre mes organes dur
Cissent l’azur pâle étend l’ambre en grisaille
Quand l’eau me cisaille ma chair aux thons de rouille
Je dérouille je crame et le gel m’embaume

Le ciel s’éteint dans mes yeux ouverts
La vue s’est teinte de noirceur pure
Des débris lumineux déraillent dans les cieux
Quand tout se colmate à l’arrêt de mon cœur

Dessous la surface est arrivé un ange
Elle tapait la glace et son sourire étrange
Entre le phosphore et sa belle auréole

M’appelait de sa grâce en criant haut et fort
Quand un grand fantôme d’un coup de crosse au sol
M’enleva de la nasse où je mourrais encore

Son aigle à son épaule à travers les flocons
Me regardait tout drôle en criant sur les monts

Cette petite fille au regard plus en paix
Me réchauffe et m’habille au sein de son duvet

Sur la berge immobile une aurore décale
La nuit à marée achalant les mouettes
Prenant les sillions des traînes idéales
Au repas mandaté entre des cordelettes

De là haut je vois posté sur sa colline
À la lisière de ma liberté
Sortir la fumée aux heures où ils dînent
Je la vois rire venant à pas feutrés

Mon louveteau s’annonce et la forêt immense
Partage ses cadeaux sur son berceau qui danse

poeteric

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Age : 43
Date d'inscription : 11/02/2008

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