rendez-vous
rendez-vous
près d’une maison sous les étoiles
Vint du porche un homme déchu
Quelques pas sous la nuit fraiche
Et son corps chaud au regard ivre
À l’accueil du capot de sa caisse
Le laissa là à contempler les pastels
Du couché des couleurs en grade
Il lit le livre des teintes en pages
Où souffle au firmament les poses
Des restes de zébrures de l’horizon
Aux lueurs latentes du jour en apnée
Tels des éclairs en anciens rappels
Aux passages du vent en longues tresses
Des boucles du soleil en fournaise
Crépitantes aux croquis du crépuscule
Où les poches remplies de constellations
Allument en perles des lumières variantes
Par clapotis unis aux pouls de pluie
Aux lacets de rives des prunelles pensives
L’âme de l’homme libère son souffle
Dans la source aux reflets velléitaires
Il perçoit les laisses visibles des astres
Briller les barrières de ses émotions
duo : un rendez-vous
rue des rendez-vous
rendez-vous à nous
au verrou du soleil
j'ai regardé dans le trou
la clé dans tes yeux
ouvre les miens
cette porte aux gonds de nos vers
déshabilla l'opacité dans l'éclair
de nos regards à découverts
en s'ouvrant sur les flots en furie
des montées douces de paupières
des vertiges en osmose
ils croisèrent de leurs atours
la profondeur de leur amour
ils toisèrent le gris du jour
prirent les spectres alentours
explosion de confettis
aux croissants multicolores
caresses à l'horizon des bouches
par des fils de vitesses s'effaçant
humectées d'abandon
flottent les sphères en frissons
en émotions synchronisées
par brasse de voluptés
à la somme de notre total
multipliée par l'infini
dans l'effusion en éventail
dans l'oraison en bataille
des courbes offertes
des fougues ouvertes
aux chants de pulsions
aux pans de passions
sur écarts d'évasion
sur l'épars d'effusions
cadencé dans l'intense
cadennacé dans l'immense
de deux regards là réunis
aux facettes enflammées
plongeant un silence dans le temps
chevauchant l'indicible par delà l'horizon
pour en exploser en touchés sereins
pour en explorer les friches mutines
aux délices savoureux de ses désirs
au sévices amoureux du plaisir
en grappe de raisons à nos envolées
en frappes à l'unisson de la folie
sur le cadastre en caste de tes cheveux en cascades
sur les astres fugaces des sérénades
j'ai suivi tes mains en m'alignant sur tes soulèvements hérissés
le feu couvait sous les cendres de peau
prenant entre tes hanches ton bastion dévêtue
pour m'aligner aux planètes de tes sens
en syzygies ultimes
j'ai fait le tour du monde en toi
et il tournait toujours plus fort
l'entendant se mordre les lèvres
gémissant à foudroyer l'haleine
sur l'écorce même où sa salive
raffermissait encore le bois
de l'effeuillement de ses pourquoi
auréolés des serments de l'instant
au feulement alterné de ses opposés
fusionnés jusqu'au dernier atome
pimentés des arômes de peaux
épices des royaumes de l'eau
au ballet des hélices du vent
aux palais des prémices du blanc
lorsque le bleu planche l'océan
lorsque le creux avalanche l'offrande
nous nous tassons aux bras de l'infini
mélangeant nos essences en tendresses
immolant nos enlacements à la lune
traversant nos parts en partage de salut sauvage
sous l'écart des reflets aux rayons des ondes
franchissant le mur de l'absolu
à l'instar des plus ingénues comètes
embrasant l'imaginaire des possibles
Re: rendez-vous
Salut Éric de la fontaine ! Ici Merqur du blog.
La musique de tes vers est douce à l'oreille.
À bientôt.
La musique de tes vers est douce à l'oreille.
À bientôt.
Re: rendez-vous
merci merqur !
tes textes sont de beaux orchestres aussi !
j'aimerais bien en écouter ici...
je dois être trop fainéant pour over blog...!
au fait,
es-tu contente de ta sélection de livre ?
j'imagine que oui !
un très bon placement !
à bientôt ?
suis toujours là !
en train de voiler aux mailles du moulin
qui recueillent les perles de mes veines
que le temps porte en flux clandestins
à ce voyage qu'on fit né dans une arêne
où les lances d'ombre mourirent au soleil
des mots ravis à cette rencontre nouvelle
laissant à ce jour la lune en levé d'éveil
dessus l'horizon serein des mélanges du ciel
salut Merqur du blog !
tes textes sont de beaux orchestres aussi !
j'aimerais bien en écouter ici...
je dois être trop fainéant pour over blog...!
au fait,
es-tu contente de ta sélection de livre ?
j'imagine que oui !
un très bon placement !
à bientôt ?
suis toujours là !
en train de voiler aux mailles du moulin
qui recueillent les perles de mes veines
que le temps porte en flux clandestins
à ce voyage qu'on fit né dans une arêne
où les lances d'ombre mourirent au soleil
des mots ravis à cette rencontre nouvelle
laissant à ce jour la lune en levé d'éveil
dessus l'horizon serein des mélanges du ciel
salut Merqur du blog !






