H ppm ( Série de 10 textes + 1 )
H ppm ( Série de 10 textes + 1 )
Le thème de ce mini-recueil est " Merde et Pourriture "
J'avais besoin d'écrire ces textes pour me libérer, en quelque sorte.
Je vous remercie donc humblement de votre attention, et j'espère que cela inspirera votre anus.
........................................
Friandise
Attestation
J'atteste que le monde est à moi
Acceptation
Je déteste
Arrestation
Altération bonbon
Je pose ces altères sur la soie
Délectation oblongue
Ablettes
Houblon
Où les blonds et les blondes
Dans les détritus
Obscurs et phénomènes à la fois
Cherchent des épluchures d’enclume
Parmi l'horreur des poires encore lisse
Houblon
Où les tongs pleines de réglisses
Et d’anis au sirop d'érable
Cherchent l'imposture du sable
Vers de la pisse gratuite
J'ai rêvé de cet arbre
J'ai rêvé de ces entrailles
J'y ai même baignées
J'ai suivi l'abominable
Mais
Quand il s'est retourné
J'ai reculé à son émail
Pleine de rouilles et de crottes
Car plus luisante qu'une maille
La lueur de ce rail
brillait comme de la flotte
Zéro
Il souffle sur le vent
Des parfums de rengaine
Des matins où il se fréquente
Comme des flaques d'hymen
Coulant des loques blanchâtres
D'obscurs vomissements
Rubis diamant opale
Là sur le lit des rutilants
Spirale contre spirale
Quartz contre quartz
Le sentiment se vulgarise
Tout un champ d’améthystes
Ne serait-il pas trivial
Que pour nos âmes si tristes
Nous cherchâmes un ailleurs
Un ailleurs dans l’ailleurs
Que l’on trouve en ersatz
Une terreur sans horreur
Une ellipse de toi
Viens donc ici mon émoi
Epouse du Seigneur
Nous n’accomplirons rien
Nous n’aimerons rien
Nous n’achèverons rien
Mais nous serons l’accomplissement
Du degré zéro absolu et blanc
De l’amour
CARPE DIEM ( Tango )
...
Je suis cosmique dans les chiottes
Je mange des crottes en chocolat
Ca tombe bien j'ai l'air d'une fiote
Ca tombe mal on bute sur caca
Chuis comique et j'm'appelle John
La star de l’Empire State Acra
De Pise de Rome de l’Acropole
De Westminster à Klaïpeda
Je préfère la lie des ratures
Aux cris tortueux mis ça et là
Je kiffe quand le rire sidérurge
Les sidérés de l’au-delà
Ô carpes carpe diem
Diam’s bla bla bla bla
Je suis assistante dentaire
Je care
Des bridges à Paris Gambetta
Paris ou Capri c’est l’enfer
J'give up en expatrie gaga
Mais avec de la pâte à merde
Les trous d'uc la la
la la la
...
Et dans la péruvienne reine
Larve en asiat' du dimanche
Dans le globe à trique et austère
Perché, père j'sais sur un sofa
J’étale ma crass' d’enfer
J'cause urticaire à l’opéra
Je pète en antépénultième
C’est sûr chuis pas une lolita
Je préfère l'alitée rature
Les gris foireux posés en bas
Des ricards de la sépulture
Des richards en soif de foies
Pour eux
Ô carpes carpe diem
Diam's bla bla bla bla
Je suis assistante dentaire
Je care
Des bridges à Paris Gambetta
Capri ou Paris c'est l'enfer
J'give up en expatrie gaga
Mais avec de la pâte à merde
Les trous d'uc la la
la la la
Ta ba da ba da
Le Coût du Voyage
Je vois des plaines dans la montagne
Je vois des hirondelles
Vertes elles ne sont pas si planes
Si pleine quand leurs ailes
Giron les belles diaphanes
Des selles sur un seul cheval
Un chevalet où des âmes peignent
La fièvre de l'animal
Et la danse noire de l'ébène
Il y a du vent dans la montagne
L'air que je respirais avant était sec
Celui-là est aride comme un ladre
Ô vois comme la colline est laide
Il y a des prairies des pics des rivières
Des torrents des pentes et des chutes
Il y a des fleuves des sentiers et des huttes
Des bouquetins et des ratons-laveurs
Admirez Comme la peste la nature
Parfois quand je me promène le vert
M'écœure
Tout suinte et l'heure m'emmène
Vers la comédie des couleurs
Pourquoi tant de merveilles
Qu'y a-t-il donc de si beau à voir
Pour que nous nous liions à la terre par le ciel
Comme fend l'air la queue des chiens bâtards
Qu'avons-nous pour notre croquemitaine
Une métaphore Un sillage Un délire mystique
Piquent, piquent des liqueurs d’où crachent ces chœurs antéchrists
Je suis un hédoniste
En hère sobre je mourrai pénard
Belles marquises
Bercé de tendres illusions
Je flop sur les plaques
Je dope ma mise à mort
Avec des nuages de flons flons
Les cloaques j'm'en tape
J'les mets en cloque
Et j'veux des gosses
Pour être peinard
Avec mon flux dans ma bite
Laxiste à mort ou tellurique
J'kiffe quand tu m'astiques
Quand tu m'brosses le slip tease
J'm'excise pas
Chuis un mec un pauv' type
On m'becquette et je fais caca
Je suis éperdu dans les cimes
Toutes poudreuses de ferrailles
Et je dépoussière en coups d'pine
L'innocence grise de la marmaille
J'ai envie d’me faire enculer
J'en parle matin midi et soir
Mais j'ai pas les couilles d'être Pd
Et j'préfère lécher l'dépotoir
La bienséance j'm'en branle
Pas d'bol chuis con
Pas d'popol dans l'cerveau
J'crèverai comme un piteux connard
Chuis un mec un pauv' caca
On m'becquette et je fais pipi
Je suis une grosse veine
Déguisée en grosse larve
J'me connais pas
Mais j'm'en tape
J'm'en branle de l'intelligence
Et du partage
Bref tous les jours et chuis content
On me la fout mieux que la rage
Le clown vert
Pierrot de lune
Pierrot de fer
Ce soir le clown vert est triste
Ce soir le clown vert se perd
Dans un herpès d’anesthésiste
Le clown de verre s'agglutine
Dans une matrice de prières
Loin des merveilles de la vanille
Loin des horreurs familières
Le clown vert se calcine
Dans une de ses terres
Le clown triste hume les cimes
Là où s’incline une ultime sterne
Aux pierres où nichent des lanternes
Rouges comme du poids de bènes
Là-bas où s'engrisent des collines
A ravir et fraîches comme des batavias
Jamais ce clownisme là ne s’enlise
Ne s’enracine comme un petit caca
Ou comme gracile l’étoffe du spleen
Se solde hélas par un éjaculat
Dans sa prison pleine de grâce et hostile
Entre ces quatre murs inestimables
Le clown triste pisse boit et brille
Le clown vert merveilleusement verdoie
Tout dans la grenadine inspire le trépas
Tout dans le trépas s’inspire de la grenadine
Et les petites barques sur un canal angora
Souvent nous aspirent à des bals mélodramatiques
Tout transpire le calme dans cet enfer fragile
Cependant que dégoulinent de bien ternes hommages
Loins des plages et des vomissements néphrétiques
Le clown vert et le clown triste se partagent
Je suis fagocité
Je suis fagocité
Je suis un gosse
Morback
Pleutre
Pd
Je suis un fayot
Un aligot un na
Ligoté
Un chili con carne
Une carne rococo
Un cassoulet raté
Suspens bas niveau
Je suis un orage
Et c'est le black-out
Je suis en otage
Et c'est l'out-back
Je suis une orange
Et la terre est bleue
Je suis un archange
Et l'éther est pieux
Je ne vous embrasse pas
Mais le silence m'excite
Bien qu'en apparence là
Je ne vous embrasse pas
Comme dit toujours en soi
C'est ton problème
C'est ton affaire
Personne n'ira jamais s'en mêler
Ni y foutre le bordel
Je suis fagocité
Je suis un bâtard
Un pd
Et ma queue est pétée
De vos arcanes surannés
Plus gluants que le soleil
PERMAPROST
J'écris bien je suis fier
Vingt sur vingt pas à faire
Vins sur vins je déballe au bal
Mais torché pour que dalle
Métaphores vaines
Mais orthographe
Aphone au ciel
C'est l'heure du P.A.F
Des fifrelins
Pleins de rengaines
Flattent leurs faims
De cérumen
L'écriture je la chie
Puis-je à vous chéris
Vous compter en merveilles vieilles
Les putes à l'éternel
Les idées prostituent
Et nous Prosts du cul
On encule des corbeilles poubelle
On t’paye
Je parle comme un plouc
Commun plouc des mortels
Je m'appelle consensuel sel
Flaque ou pâture nouvelle
Je dépucèle les vieux
Qui se rêvent en hors-jeu
Je déniaise le vermeil qui pèle
A mes grands coups de gueux
Les nostalgiques de la brandade
Les branlés par le pathétique
Les mirontons les questionnades
Mon rire n'est pas une chose inique
L'écriture je la chie
Puis-je alors à vous chéris
Vous compter en merveilles vieilles
Les putes à l'éternel
Les idées prostituent
Et nous Prosts du cul
On encule des corbeilles
Poubelle
Fiel
LES COULEURS
J'aime les ruisseaux
Et les châteaux d'eaux
J'aime l'églanti
Ne
J'aime les princesses
J'aime les caresses
Je les préconi
Se.
J'aime la tendresse
Des bouquets de fleurs
Qu'on m'en offre mi
Lle
J'aime la rudesse
Des bas reins de mœurs
J'aime les col
Chiques
J’aime l’heurt
J'aime les pâleurs
Lovées dans ton cœur
Je les experti
Se
J'aime les rengaines
L'amour et la haine
Je les contami
Ne
J'aime les douceurs
Nichées comme un pleur
J'aime la plombiè
Res
J'aime les ardeurs
Des nuques sans heures
Je m’en désaltè
Re
J’aime les couleurs
LA BELLE PLANTE
Et là sous le pré du couloir
Il y avait un animal
Un petit chat noir
Qui se promenait
Sur une sangle de balle
L'étuve d'étoupe noire
Lasse de l'écaille flottante
S'entourloupait d'opale
Dans une marécageuse danse
Il s'en perdit cendres et filasses
Des trombes de rances
Des méandres de caillouteuses mares
De liesses de sang indécentes
Vers quel dis moi orgasme cosmique
Transe ne vas-tu pas
Cours-tu vers l'errance
Ou vers l'or béant à tout va
Le petit chat noir n'oublie pas les pas
De la déliquescente Dar es Salam
Cependant que ça grouille comme des shoahs
Comme le rouge au bec d'une belle femme puante
...............................................................................................................................................................
L'INSTANT X ( Mylène Farmer, Laurent Boutonnat )
Bloody lundi,
mais qu'est-ce qui nous
englue la planète
et embrume ma comète
c'est
la loi des séries
le styx
les ennuis s'amoncellent
j'ai un teint de poubelle
mais
c'est l'instant X
qu'on attend comme le Messie
comme l'instant magique
c'est l'équation
l'ax + b qui fait tilt,
mais pour l'heure, dis
Papa Noël quand tu descendras du ciel
du fun, du zoprack et des ailes
l'an 2000 sera spirituel
c'est écrit dans " ELLE"
uu fun pour une fin de siècle
humeur killer,
c'est l'heure pour
moi de prendre la pose
de penser à aut' chose
c'est
le cycle infernal
fatal
un rien devient l'Everet
mon chat qui s'défenêtre
à
à quand l'instant X
qu'on attend comme le Messie
comme l'instant magique
c'est l'hécatombe
vernis qui craque
asphyxie
pied dans la tombe
Papa noël quand tu descendras du ciel
du fun, du zoprack et des ailes
l'an 2000 sera spirituel
c'est écrit dans "ELLE"
du fun pour une fin de siècle
http://www.youtube.com/user/Pendantce
Dernière édition par pendantce le Dim 7 Fév - 2:15, édité 81 fois
pendantce- Nombre de messages: 6
Date d'inscription: 21/01/2010
Re: H ppm ( Série de 10 textes + 1 )
pénard...
merci pour la lecture cher âme sensible...
merci pour la lecture cher âme sensible...
Dernière édition par poeteric le Jeu 28 Jan - 10:42, édité 1 fois
poeteric- Nombre de messages: 476
Age: 35
Date d'inscription: 11/02/2008
Re: H ppm ( Série de 10 textes + 1 )
Oui parfois, on a besoin de PQ ; c'est et ça a été une thérapie ...
pendantce- Nombre de messages: 6
Date d'inscription: 21/01/2010
Néant et Mouvement de Vie
NEANT ET MOUVEMENTS DE VIE
On utilise le mot néant pour signifier le rien, (1), l'absence d'être, (2), une valeur nulle de quelque chose, (3), ou encore ce qui n'est pas ou n'est plus, (4). Autant de façons de donner une définition au néant. Les mouvements de vie sont, eux, le contraire de ce qui est néant. Ici, on essayera d'évoquer certaines subtilités, liées à ces deux notions qui se téléscopent.
1) Le rien indique précisément ce qui n'est rien ; autrement dit une sorte de "matière" qui serait constituée alors de l'essence de ce qui n'est rien. Le rien serait alors le nom de cette matière, qui pour nous en est une, si elle n'en est pas, aussi. Or, si le rien est une matière, c'est qu'il est quelque chose ; d'une certaine façon, le rien serait une "matière vivante", car s'il est prouvé qu'il est quelque chose, c'est qu'il évolue en étant. Mais qu'est ce que le rien ?
Et bien, on peut dire d'abord que toute chose n'existe que par rapport à une autre, et donc, cette autre chose, qui la fait exister, établie des rapports de forces, donc, est à l'origine de mouvements. Ces mouvements produisent différentes choses ça et là, et notamment les Hommes, mais au fond, qu'importe ! que ces Hommes y trouvent de la légitimité d'être ou pas, ou s'approprie des pouvoirs, comme une évidence dans leurs existences. Ainsi déjà, de ce point de vue là, la vie des Hommes, pourrait aisément illustrer un chapître, voire en être un entier, dans le grand livre du néant ( ceci dit je crois que cette vie des Hommes , cela, serait tout le livre en fait). Mais imaginons que le néant soit intelligent et pense ... Alors, il penserait que la vie est un grand chaos de partout, donc une forme de néant, où rien n'est possible à l'éternel, mis à part le mouvement perpétuel, donc, où rien ne peut se bâtir, d'une manière aussi digne que le verbe. Donc, la notion de rien, est déjà quelque chose de relatif, comme beaucoup de choses.
Cependant, si le rien est ce qui n'existe pas, au moins il existe dans le langage ; le «rien», le «vide», le «néant», autant de façons de désigner la même chose. Autant de façons de présenter, au sens explicite comme au sens implicite, autant de manières d’inaugurer, dans le moment présent, une sensation imprésentable, qu’on ne peut pas non plus se représenter, et d’ailleurs … surtout pas nous !
Vu autrement, finalement les Hommes, s'approprieraient des sens (de) ce qui n'est que rien, en donnant des noms, et en se représentant le vide, d’une façon telle que leurs individualités le suggèreraient, à un moment précis, et donc, en le faisant devenir quelque chose ; une absence pensée … ou pansée, dès lors que les mots «néant», «rien» ou «vide», leur viendraient à l’esprit, et qu’ils chercheraient alors à étoffer par n’importe quel moyen.
2) L'absence d'être, inclue que l'on parle forcément de la présence d'être. Car ce qui est présent à un endroit est fatalement absent dans un autre. En quelque sorte, la présence d'être légitimise l'absence d'être.
Le néant existerait-il quelque part, parce qu'il y a présence d'être autre part ? Ou la présence d'être existerait-elle quelque part, parce qu'il y a néant autre part. C'est comme l'énigme de l'oeuf et de la poule ; qui est venu en premier ?
L'absence d'être serait-elle la matière qui a permise à la vie de surgir? L'absence d'être est-elle réellement absence d'être? Ne serait-elle pas plutôt une substance, formée de particules ? de particules tellement fines et étranges pour nous, tellement étrangères à ce que nous connaissons de la particule, que nous ne pouvons savoir ce qu'elles sont, et de quelle nature elles sont, dans nos évidentes représentations de l'absence d'être, bien trop galvaudées selon certains.
Et on en revient à l'idée de base du 1), à savoir que le néant n'est néant que parce que nous l'appellons ainsi. Et nous l'appellons ainsi, aussi parce que nous ne pouvons connaître que quelque chose … de ce que nous appellons néant. Finalement, ce qui est un comble, et d'une certaine façon peut être drôle.
Alors le néant, nous l'imaginons par cette voie, comme une espèce de valeur nulle, d’une chose requise ou convoitée précise, ou moins précise ; un état, une aptitude, un sentiment, une personne, un évènement etc … Tout ceci dans le sens où il n'existerait rien, au sein de cette chose requise ou convoitée, nulle chose, que nous pourrions appeler, selon ce que l'on connaît, autrement que néant de cette chose , vide de, ou encore rien, en ce qui concerne ladite même chose.
à suivre : 3) et 4) ...
On utilise le mot néant pour signifier le rien, (1), l'absence d'être, (2), une valeur nulle de quelque chose, (3), ou encore ce qui n'est pas ou n'est plus, (4). Autant de façons de donner une définition au néant. Les mouvements de vie sont, eux, le contraire de ce qui est néant. Ici, on essayera d'évoquer certaines subtilités, liées à ces deux notions qui se téléscopent.
1) Le rien indique précisément ce qui n'est rien ; autrement dit une sorte de "matière" qui serait constituée alors de l'essence de ce qui n'est rien. Le rien serait alors le nom de cette matière, qui pour nous en est une, si elle n'en est pas, aussi. Or, si le rien est une matière, c'est qu'il est quelque chose ; d'une certaine façon, le rien serait une "matière vivante", car s'il est prouvé qu'il est quelque chose, c'est qu'il évolue en étant. Mais qu'est ce que le rien ?
Et bien, on peut dire d'abord que toute chose n'existe que par rapport à une autre, et donc, cette autre chose, qui la fait exister, établie des rapports de forces, donc, est à l'origine de mouvements. Ces mouvements produisent différentes choses ça et là, et notamment les Hommes, mais au fond, qu'importe ! que ces Hommes y trouvent de la légitimité d'être ou pas, ou s'approprie des pouvoirs, comme une évidence dans leurs existences. Ainsi déjà, de ce point de vue là, la vie des Hommes, pourrait aisément illustrer un chapître, voire en être un entier, dans le grand livre du néant ( ceci dit je crois que cette vie des Hommes , cela, serait tout le livre en fait). Mais imaginons que le néant soit intelligent et pense ... Alors, il penserait que la vie est un grand chaos de partout, donc une forme de néant, où rien n'est possible à l'éternel, mis à part le mouvement perpétuel, donc, où rien ne peut se bâtir, d'une manière aussi digne que le verbe. Donc, la notion de rien, est déjà quelque chose de relatif, comme beaucoup de choses.
Cependant, si le rien est ce qui n'existe pas, au moins il existe dans le langage ; le «rien», le «vide», le «néant», autant de façons de désigner la même chose. Autant de façons de présenter, au sens explicite comme au sens implicite, autant de manières d’inaugurer, dans le moment présent, une sensation imprésentable, qu’on ne peut pas non plus se représenter, et d’ailleurs … surtout pas nous !
Vu autrement, finalement les Hommes, s'approprieraient des sens (de) ce qui n'est que rien, en donnant des noms, et en se représentant le vide, d’une façon telle que leurs individualités le suggèreraient, à un moment précis, et donc, en le faisant devenir quelque chose ; une absence pensée … ou pansée, dès lors que les mots «néant», «rien» ou «vide», leur viendraient à l’esprit, et qu’ils chercheraient alors à étoffer par n’importe quel moyen.
2) L'absence d'être, inclue que l'on parle forcément de la présence d'être. Car ce qui est présent à un endroit est fatalement absent dans un autre. En quelque sorte, la présence d'être légitimise l'absence d'être.
Le néant existerait-il quelque part, parce qu'il y a présence d'être autre part ? Ou la présence d'être existerait-elle quelque part, parce qu'il y a néant autre part. C'est comme l'énigme de l'oeuf et de la poule ; qui est venu en premier ?
L'absence d'être serait-elle la matière qui a permise à la vie de surgir? L'absence d'être est-elle réellement absence d'être? Ne serait-elle pas plutôt une substance, formée de particules ? de particules tellement fines et étranges pour nous, tellement étrangères à ce que nous connaissons de la particule, que nous ne pouvons savoir ce qu'elles sont, et de quelle nature elles sont, dans nos évidentes représentations de l'absence d'être, bien trop galvaudées selon certains.
Et on en revient à l'idée de base du 1), à savoir que le néant n'est néant que parce que nous l'appellons ainsi. Et nous l'appellons ainsi, aussi parce que nous ne pouvons connaître que quelque chose … de ce que nous appellons néant. Finalement, ce qui est un comble, et d'une certaine façon peut être drôle.
Alors le néant, nous l'imaginons par cette voie, comme une espèce de valeur nulle, d’une chose requise ou convoitée précise, ou moins précise ; un état, une aptitude, un sentiment, une personne, un évènement etc … Tout ceci dans le sens où il n'existerait rien, au sein de cette chose requise ou convoitée, nulle chose, que nous pourrions appeler, selon ce que l'on connaît, autrement que néant de cette chose , vide de, ou encore rien, en ce qui concerne ladite même chose.
à suivre : 3) et 4) ...
pendantce- Nombre de messages: 6
Date d'inscription: 21/01/2010
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