mort de fleurs
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mort de fleurs
J'entends dans le lointain des cris prolongés de la douleur la plus poignante
sons persistants bien souvent
L'arbre était sombre quand je tombai au bas du bois
et pourtant si les hurlements perdurent leur source est bien illusoire
derrière des glaces d'ambre à la peau racorni par le soleil
Il y avait des fleurs dans cette plaine
les fleurs du regard amoureux
Et le soleil tua ces tendres idiotes, ces tendres bâtardes nées de la lumière
bâtardes qu'à chaque coin de rue
des réverbères aux doigts effilés accusent
feu
vent
feu sur lui comme une pierre d'astre
qu'on raccompagne à la porte de chair
virtuosité de l'instant de mort
et dont les âmes honnêtes prennent peur
Il y avait des fleurs dans cette plaine
Mais le soleil tua les fleurs
alors naquirent les couleurs
des couleurs insensées
des couleurs que nul n'avait vu jusqu'alors
des couleurs bouleversantes
qui deboulèrent sur le monde
dans un fracas symphonique
legères comme l'encre des yeux
épaisses comme le sang
délicates comme la soie d'un sein
évidentes comme la joie
sons persistants bien souvent
L'arbre était sombre quand je tombai au bas du bois
et pourtant si les hurlements perdurent leur source est bien illusoire
derrière des glaces d'ambre à la peau racorni par le soleil
Il y avait des fleurs dans cette plaine
les fleurs du regard amoureux
Et le soleil tua ces tendres idiotes, ces tendres bâtardes nées de la lumière
bâtardes qu'à chaque coin de rue
des réverbères aux doigts effilés accusent
feu
vent
feu sur lui comme une pierre d'astre
qu'on raccompagne à la porte de chair
virtuosité de l'instant de mort
et dont les âmes honnêtes prennent peur
Il y avait des fleurs dans cette plaine
Mais le soleil tua les fleurs
alors naquirent les couleurs
des couleurs insensées
des couleurs que nul n'avait vu jusqu'alors
des couleurs bouleversantes
qui deboulèrent sur le monde
dans un fracas symphonique
legères comme l'encre des yeux
épaisses comme le sang
délicates comme la soie d'un sein
évidentes comme la joie






