rapiécer le ciel
Page 1 sur 1•
rapiécer le ciel
éblouir est un verbe féminin
qui danse sur les dunes fleuries
en cueillant des étoiles
pour en faire des bouquets
comme des fils de glace
des rameaux d'azur
des sourires innocents
des effusions de vers
destinés aux aveugles sans voix
qui regardent la nuit
destinés au vent
au vent fleuri de parfums verts et bleus
fleuri de milliers de corolles d'aube
aux sarments étoilés
de larmes d'obsidienne
à accrocher aux arbres d'au-delà du jour
là où rosent des parapluies déguisés en arc-en-ciel
nantis d'étincelles
là où s'endorment les papillons d'obscurité
et où se posent les ailes des anges
à la robe édentée
à la robe nue
comme le silence des mots
comme un poème
qui glisse en tourbillons de lucioles
sous les peaux mortes
affleurées par le miroir
du ciel
aux frontieres brisées
aux frontières décapotables comme de l'ambre
et le suc du jade
pour éblouir un défilé de rohirrims
aux yeux tristes
qui se souviennent qu'au-delà des montagnes
sont les blanches fleurs
qui prennent racine dans l'écume
les fleurs blanches
roses
vertes
bleues
jaunes
émeraudées
par des mains malhabiles
des fleurs de sang
à rapiécer le ciel
qui danse sur les dunes fleuries
en cueillant des étoiles
pour en faire des bouquets
comme des fils de glace
des rameaux d'azur
des sourires innocents
des effusions de vers
destinés aux aveugles sans voix
qui regardent la nuit
destinés au vent
au vent fleuri de parfums verts et bleus
fleuri de milliers de corolles d'aube
aux sarments étoilés
de larmes d'obsidienne
à accrocher aux arbres d'au-delà du jour
là où rosent des parapluies déguisés en arc-en-ciel
nantis d'étincelles
là où s'endorment les papillons d'obscurité
et où se posent les ailes des anges
à la robe édentée
à la robe nue
comme le silence des mots
comme un poème
qui glisse en tourbillons de lucioles
sous les peaux mortes
affleurées par le miroir
du ciel
aux frontieres brisées
aux frontières décapotables comme de l'ambre
et le suc du jade
pour éblouir un défilé de rohirrims
aux yeux tristes
qui se souviennent qu'au-delà des montagnes
sont les blanches fleurs
qui prennent racine dans l'écume
les fleurs blanches
roses
vertes
bleues
jaunes
émeraudées
par des mains malhabiles
des fleurs de sang
à rapiécer le ciel






