MANQUE
:: recueils :: françois d'alayrac
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MANQUE
MANQUE
Dans la cruauté nue
Du matin aux mains crues
L’absence
A tissé sa geôle arachnéenne.
La nuit
N’aura en rien installé
Cet oubli aveugle
Qui supprime l’écho du malheur.
Dans le désert du jour
Violent comme un ciel qui vomit
Une ombre de chien
Tourne.
Le soleil devenu impuissant
Crache sur la peau
Un arrière goût
De pluie acide.
Le temps
N’a plus d’histoire
Vivre dans un jardin fleuri
C’est déjà hier.
Qu’en reste - t - il?
Rien.
Un peu d’onirisme.
Un geste, un son.
A implorer en vain
La clémence des ongles du destin
Le cœur devient
Parkinsonien
Et la vie
Au goutte à goutte
Se fait soudain plus lourde
Que les pierres de cimetière.
Désertant la chambre
Les anges émasculés,
Les ailes nouées,
Se taisent.
Mort subite
Par manque d’Elle
Dans le pays informe d’un exil de plomb
Dont la mer se retire.
Dans la cruauté nue
Du matin aux mains crues
L’absence
A tissé sa geôle arachnéenne.
La nuit
N’aura en rien installé
Cet oubli aveugle
Qui supprime l’écho du malheur.
Dans le désert du jour
Violent comme un ciel qui vomit
Une ombre de chien
Tourne.
Le soleil devenu impuissant
Crache sur la peau
Un arrière goût
De pluie acide.
Le temps
N’a plus d’histoire
Vivre dans un jardin fleuri
C’est déjà hier.
Qu’en reste - t - il?
Rien.
Un peu d’onirisme.
Un geste, un son.
A implorer en vain
La clémence des ongles du destin
Le cœur devient
Parkinsonien
Et la vie
Au goutte à goutte
Se fait soudain plus lourde
Que les pierres de cimetière.
Désertant la chambre
Les anges émasculés,
Les ailes nouées,
Se taisent.
Mort subite
Par manque d’Elle
Dans le pays informe d’un exil de plomb
Dont la mer se retire.




