L’INNOCENTE
:: recueils :: françois d'alayrac
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L’INNOCENTE
L’INNOCENTE
Toi,
T’es le nuage qui passe
Et qui ne fait l’amour
Que si les fleurs sont belles à en faire du tissu.
Le coeur toujours à nu
Sous ta culotte sans muselière
T’es l’hirondelle qui s’encanaille
Dans la paille ou dans le satin.
Et tu n’en finis pas de te coucher
Sur ce tapis de pâte fine
Où le matin te réveille
Sous ses baisers pointus.
Comme un oiseau fragile,
Sous ta jupe
Ce jardin du hasard
Se niche jusqu’au sens du bonheur.
Quand une feuille de mer se prend au jeu
Il fait clair et soleil entre tes reins
Où tu dispenses de l’agonie de miel
Sur la neige aux éclats.
Tu as toujours au ventre
Tous les violons de Debussy
Et dans la voix et dans le geste
Comme un zeste de citron vert.
Tu n’es rien d’autre qu’une grappe de lilas
Qui s’étale au soleil
Quand ton amant fait le printemps
Entre tes seins qui en fleurissent.
Et si tu crois encore à la romance
Qui te met les yeux au bleu
C’est entre tes cuisses où s’est blotti un ange
Que se cache la plume du frisson.
Tu n’es qu’une fleur de la bruine soprano
Qui s’étire à monter les octaves de la joie
Sans faire le bien sans faire le mal,
Pour le seul plaisir de vivre sous tes dentelles.
Toi,
T’es le nuage qui passe
Et qui ne fait l’amour
Que si les fleurs sont belles à en faire du tissu.
Le coeur toujours à nu
Sous ta culotte sans muselière
T’es l’hirondelle qui s’encanaille
Dans la paille ou dans le satin.
Et tu n’en finis pas de te coucher
Sur ce tapis de pâte fine
Où le matin te réveille
Sous ses baisers pointus.
Comme un oiseau fragile,
Sous ta jupe
Ce jardin du hasard
Se niche jusqu’au sens du bonheur.
Quand une feuille de mer se prend au jeu
Il fait clair et soleil entre tes reins
Où tu dispenses de l’agonie de miel
Sur la neige aux éclats.
Tu as toujours au ventre
Tous les violons de Debussy
Et dans la voix et dans le geste
Comme un zeste de citron vert.
Tu n’es rien d’autre qu’une grappe de lilas
Qui s’étale au soleil
Quand ton amant fait le printemps
Entre tes seins qui en fleurissent.
Et si tu crois encore à la romance
Qui te met les yeux au bleu
C’est entre tes cuisses où s’est blotti un ange
Que se cache la plume du frisson.
Tu n’es qu’une fleur de la bruine soprano
Qui s’étire à monter les octaves de la joie
Sans faire le bien sans faire le mal,
Pour le seul plaisir de vivre sous tes dentelles.




