LES CHIENS
:: recueils :: françois d'alayrac
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LES CHIENS
LES CHIENS
Il est parfois
De ces chiots de hasard
Sans domicile connu
Et au destin perdu d’avance.
Ce sont de pauvres gens
Au regard lycanthrope
Qui traînent dans les rues
Les chariots d’un malheur cyanosé.
Lapidant tout silence,
Leurs mots
Pèsent au fond de leurs poches
Plus lourd que des cailloux crevés.
S’écorchant le visage
De leurs ongles en berne
Ils sont veufs de la chair
Et avides de caresses.
Ils sortent par tous les temps
Pour chercher dans le vent
Cet instant de partance
Qu’ils espèrent d’éternité.
Ils déambulent alors
Sur les sentiers de la pornographie
Hantés par le murmure épais
D’un divin improbable.
De leur bouche violentée
Ils volent ce qu’ils peuvent de baisers
A la soupe populaire de la rue Saint Denis
Les soirs où personne ne veut d’eux.
Quand vous dormez au chaud
Eux ils s’allongent
Dans les draps gelés
D’un onanisme désespéré.
Au bout
Du bout ultime
De l’impuissance,
Il n’y a pas de chiens heureux.
Il est parfois
De ces chiots de hasard
Sans domicile connu
Et au destin perdu d’avance.
Ce sont de pauvres gens
Au regard lycanthrope
Qui traînent dans les rues
Les chariots d’un malheur cyanosé.
Lapidant tout silence,
Leurs mots
Pèsent au fond de leurs poches
Plus lourd que des cailloux crevés.
S’écorchant le visage
De leurs ongles en berne
Ils sont veufs de la chair
Et avides de caresses.
Ils sortent par tous les temps
Pour chercher dans le vent
Cet instant de partance
Qu’ils espèrent d’éternité.
Ils déambulent alors
Sur les sentiers de la pornographie
Hantés par le murmure épais
D’un divin improbable.
De leur bouche violentée
Ils volent ce qu’ils peuvent de baisers
A la soupe populaire de la rue Saint Denis
Les soirs où personne ne veut d’eux.
Quand vous dormez au chaud
Eux ils s’allongent
Dans les draps gelés
D’un onanisme désespéré.
Au bout
Du bout ultime
De l’impuissance,
Il n’y a pas de chiens heureux.






