LES CHIENS FOUS
:: recueils :: françois d'alayrac
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LES CHIENS FOUS
LES CHIENS FOUS
Il est des soirs ou des matins
Où les chiens deviennent fous
Quand les oiseaux se cachent
Pour mourir en technicolor.
Dans l’indécence à aimer
Ce que l’ont dit d’aimer,
On y perd et pour toujours
Jusqu’au goût du désir.
On se demande alors
Où sont passés nos illusions et nos espoirs
Et les demains que l’on semait
A tous les vents.
Se glisse en soi sur le fil du temps
Sans qu’on y prenne garde
Le délicieux poison de la sénélité
Notre Léthé moderne et médicalisé.
Alors on se cherche encore
Quelques excuses à vivre,
Quelques raisons pour jouer,
Quelques prétextes à rire.
Les araignées de notre pauvreté
Tissent patiemment la toile pornographique
De nos rêves endeuillés
Qui s’effritent sous nos doigts.
Quand les vivants s’amusent
A mettre un mort à leur fenêtre
Ce sont des temps de fous
Où seul le diable peut y voir clair.
Il est des soirs ou des matins
Où les chiens deviennent fous
Quand les oiseaux se cachent
Pour mourir en technicolor.
Dans l’indécence à aimer
Ce que l’ont dit d’aimer,
On y perd et pour toujours
Jusqu’au goût du désir.
On se demande alors
Où sont passés nos illusions et nos espoirs
Et les demains que l’on semait
A tous les vents.
Se glisse en soi sur le fil du temps
Sans qu’on y prenne garde
Le délicieux poison de la sénélité
Notre Léthé moderne et médicalisé.
Alors on se cherche encore
Quelques excuses à vivre,
Quelques raisons pour jouer,
Quelques prétextes à rire.
Les araignées de notre pauvreté
Tissent patiemment la toile pornographique
De nos rêves endeuillés
Qui s’effritent sous nos doigts.
Quand les vivants s’amusent
A mettre un mort à leur fenêtre
Ce sont des temps de fous
Où seul le diable peut y voir clair.




