LE SERPENT
:: recueils :: françois d'alayrac
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LE SERPENT
LE SERPENT
Jadis
C’était la mort
Qui se dressait sous le buisson.
Un vent se lève
Et entre les roseaux
Un serpent glisse.
L’aube
Prélève dans la pluie
Son tribut de semences.
Le jour sera riche
De germinations imprévues
Et de moissons inespérées.
Pour la beauté retrouvée d’une épaule,
Un battement de cil,
Un visage qui s’aimante à l’autre,
Dans les abeilles du blasphème insensé
Qui les vendent à l’amour
Les dormants se réveillent.
Paroles de seins, paroles de lèvres,
De cuisses, de reins, de sexes,
Autant de mots qui naissent du ventre.
Dans un cri unique
A l’orée
De leur sang qui crépite,
Enfants prodiges dont le miroir
Fut cerné de blessures
Il s’aiment,
Enlacés
Dans l’éclat de fête
Du bijou qu’ils portent aux yeux.
Et dans la déchirure d’un silence
Qui s’éloigne
Deux racines fleurissent.
Jadis
C’était la mort
Qui se dressait sous le buisson.
Un vent se lève
Et entre les roseaux
Un serpent glisse.
L’aube
Prélève dans la pluie
Son tribut de semences.
Le jour sera riche
De germinations imprévues
Et de moissons inespérées.
Pour la beauté retrouvée d’une épaule,
Un battement de cil,
Un visage qui s’aimante à l’autre,
Dans les abeilles du blasphème insensé
Qui les vendent à l’amour
Les dormants se réveillent.
Paroles de seins, paroles de lèvres,
De cuisses, de reins, de sexes,
Autant de mots qui naissent du ventre.
Dans un cri unique
A l’orée
De leur sang qui crépite,
Enfants prodiges dont le miroir
Fut cerné de blessures
Il s’aiment,
Enlacés
Dans l’éclat de fête
Du bijou qu’ils portent aux yeux.
Et dans la déchirure d’un silence
Qui s’éloigne
Deux racines fleurissent.
Seul le tao est permanent






