UNE FEMME PLEURE
:: recueils :: françois d'alayrac
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UNE FEMME PLEURE
UNE FEMME PLEURE
Assise dans ses cheveux
Une femme nue pleure
En s’écorchant les doigts
Aux ronciers de la nuit.
Les seins alourdis
Enveloppés de deuil,
Elle suffoque
Comme visitée d’effroi.
Les os déshabillés de chair,
Et le corps en cale sèche,
Elle rêve encore
Sur un reflet sans tain.
Depuis longtemps déjà,
Entre ses jambes fatiguées
La solitude atroce
Lui a cloué les lèvres.
Dans l’ombre anxiogène
Un vide se creuse
Où elle sombre
Étreinte de griffes ardentes.
Elle avait pourtant cru
Qu’un oiseau l’emporterait
Pour l’allonger sur un lit
A l’abri de la mort.
Mais elle s’efface
Jusque dans son souvenir,
La mémoire fanée
Au milieu d’un verger scarifié.
Assise dans ses cheveux
Une femme nue pleure
En s’écorchant les doigts
Aux ronciers de la nuit.
Les seins alourdis
Enveloppés de deuil,
Elle suffoque
Comme visitée d’effroi.
Les os déshabillés de chair,
Et le corps en cale sèche,
Elle rêve encore
Sur un reflet sans tain.
Depuis longtemps déjà,
Entre ses jambes fatiguées
La solitude atroce
Lui a cloué les lèvres.
Dans l’ombre anxiogène
Un vide se creuse
Où elle sombre
Étreinte de griffes ardentes.
Elle avait pourtant cru
Qu’un oiseau l’emporterait
Pour l’allonger sur un lit
A l’abri de la mort.
Mais elle s’efface
Jusque dans son souvenir,
La mémoire fanée
Au milieu d’un verger scarifié.
Seul le tao est permanent
Re: UNE FEMME PLEURE
même s'il m'est difficile de m'identifier à un telle femme, c'est un texte fluide, joliment maitrisé et émouvant comme souvent avec toi françois, merci 




