MATIN CLAIR
:: recueils :: françois d'alayrac
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MATIN CLAIR
MATIN CLAIR
Le ciel perce sous ses rideaux
La lune s’efface sur un jardin
Un peu de neige dans la tête
Et la vie en haillons.
Dans un soleil maladif
Entre les draps souillés de la nuit
L’ombre essoufflée s’épuise
Dans ses dentelles fanées.
L’oreiller est lourd de brumes.
Un insecte entêté
Y crisse déjà son chant
Comme une vrille.
Dans sa laideur,
Le sexe inutile et sans alibi,
L’homme est seul
Et nu.
Pour qui se touche
Au fond d’un rêve de solitaire
Un lierre s’accroche
Et monte entre ses jambes.
Mains aveugles
Qui recherchent un regard
Sur la longueur salée
D’un mauvais rêve.
A égrener ainsi
Le chapelet des jours anciens
Il est très vite trop tard
Pour se désespérer.
La mort a toujours
Quand on la regarde de près
Comme un air
De matin clair.
Le ciel perce sous ses rideaux
La lune s’efface sur un jardin
Un peu de neige dans la tête
Et la vie en haillons.
Dans un soleil maladif
Entre les draps souillés de la nuit
L’ombre essoufflée s’épuise
Dans ses dentelles fanées.
L’oreiller est lourd de brumes.
Un insecte entêté
Y crisse déjà son chant
Comme une vrille.
Dans sa laideur,
Le sexe inutile et sans alibi,
L’homme est seul
Et nu.
Pour qui se touche
Au fond d’un rêve de solitaire
Un lierre s’accroche
Et monte entre ses jambes.
Mains aveugles
Qui recherchent un regard
Sur la longueur salée
D’un mauvais rêve.
A égrener ainsi
Le chapelet des jours anciens
Il est très vite trop tard
Pour se désespérer.
La mort a toujours
Quand on la regarde de près
Comme un air
De matin clair.
Seul le tao est permanent




