JE L’AIME
:: recueils :: françois d'alayrac
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JE L’AIME
JE L’AIME
Je l’aime,
Quand elle se maquille
Le soir au coucher d’amour
De ce bleu nuit autour des yeux,
Pour la libellule
Qu’elle pose sur ma peau
Quand ses dents sont douces,
Pour son air de chatte
Quand elle prend mon nom
Pour s’en caresser à fleur de nombril,
Et cette indécence
Quand ce sont mes mains
Qui m’ouvrent la voile au clair de ses reins.
Je l’aime,
Dans la volée de sel
Qu’elle lance à la renverse
Sous ses draps de feuilles qui me noie,
Femme fontaine
Qui coule entre ses cuisses
D’un lourd épice aphrodisiaque,
Pour l’iode
Qui perle sous ses aiselles
Dans un murmure sourd qui me dit sa joie,
Quand elle me hurle
Ce silence luisant comme la lame
Qui la prend toujours à la croisée de ma surprise,
Pour son aisance
A s’allonger sur moi
Liane souple qui me possède.
Je l’aime enfin,
A lui tracer
La voie lactée de la semence
Qui traverse le champ de nos derniers frissons.
[center]
Je l’aime,
Quand elle se maquille
Le soir au coucher d’amour
De ce bleu nuit autour des yeux,
Pour la libellule
Qu’elle pose sur ma peau
Quand ses dents sont douces,
Pour son air de chatte
Quand elle prend mon nom
Pour s’en caresser à fleur de nombril,
Et cette indécence
Quand ce sont mes mains
Qui m’ouvrent la voile au clair de ses reins.
Je l’aime,
Dans la volée de sel
Qu’elle lance à la renverse
Sous ses draps de feuilles qui me noie,
Femme fontaine
Qui coule entre ses cuisses
D’un lourd épice aphrodisiaque,
Pour l’iode
Qui perle sous ses aiselles
Dans un murmure sourd qui me dit sa joie,
Quand elle me hurle
Ce silence luisant comme la lame
Qui la prend toujours à la croisée de ma surprise,
Pour son aisance
A s’allonger sur moi
Liane souple qui me possède.
Je l’aime enfin,
A lui tracer
La voie lactée de la semence
Qui traverse le champ de nos derniers frissons.
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