CIEL D’ORAGE
:: recueils :: françois d'alayrac
Page 1 sur 1•
CIEL D’ORAGE
CIEL D’ORAGE
D’une luisance à couper au couteau
Ce soir
Le ciel m’ouvre ses cuisses.
Douceur violente de l’instant
Qui annonce
L’intense à venir.
Et dans l’appel expiré du ventre,
Le désir enfin
Lentement se révèle.
Sous mes lèvres
Les larmes
D’une petite fièvre,
Coulures de suées
Perles de sel
Sous la touffe,
Mains crispées
Sur le pubis
Où je me glisse.
Roulement de nuages.
L’orage
Gronde.
La nuit se zèbre.
Se retenir,
Et faire durer.
A loisir, à plaisir
En giclées drues,
La pluie pour un orgasme.
L’averse enfin
Dans un cri
Qui me disperse aux cardinaux.
D’une luisance à couper au couteau
Ce soir
Le ciel m’ouvre ses cuisses.
Douceur violente de l’instant
Qui annonce
L’intense à venir.
Et dans l’appel expiré du ventre,
Le désir enfin
Lentement se révèle.
Sous mes lèvres
Les larmes
D’une petite fièvre,
Coulures de suées
Perles de sel
Sous la touffe,
Mains crispées
Sur le pubis
Où je me glisse.
Roulement de nuages.
L’orage
Gronde.
La nuit se zèbre.
Se retenir,
Et faire durer.
A loisir, à plaisir
En giclées drues,
La pluie pour un orgasme.
L’averse enfin
Dans un cri
Qui me disperse aux cardinaux.




