question
question
si tu me lis
la femme nue dans le miroir
perdue dans sa dimension
ne voit pas que je suis nue
perdue dans ma dimension
du fond de la pièce nue
nue je marche vers elle
jusqu'à ce que mon souffle
voile ses seins de verre
depuis sa prison verticale
son souffle voile-t-il
les miens ?
la femme nue dans le miroir
perdue dans sa dimension
ne voit pas que je suis nue
perdue dans ma dimension
du fond de la pièce nue
nue je marche vers elle
jusqu'à ce que mon souffle
voile ses seins de verre
depuis sa prison verticale
son souffle voile-t-il
les miens ?
primum non nocere

fabienne

- Messages : 16
Inscrit le : 27 Déc 2007
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Re: question
miroir, ô beau miroir
L'édifice déjà fragile et vacillant s'écroule en silence. Ce qui reste de l'épave charnelle veut encore faire sa loi et prétend imposer toute l'impuissance de la douleur, en vain. Les hémorragies du corps ne sont que maigres ruisseaux comparés à l'hémophilie du coeur, torrent rageur dont la stérile colère ne laisse derrière elle qu'une traînée de fertile douceur. Contemplé par la bienveillance encourageante de la transparence, le miroir, ô beau miroir, s'absorbe dans un reflet nouveau à la fraîcheur irrésistible.
L'édifice déjà fragile et vacillant s'écroule en silence. Ce qui reste de l'épave charnelle veut encore faire sa loi et prétend imposer toute l'impuissance de la douleur, en vain. Les hémorragies du corps ne sont que maigres ruisseaux comparés à l'hémophilie du coeur, torrent rageur dont la stérile colère ne laisse derrière elle qu'une traînée de fertile douceur. Contemplé par la bienveillance encourageante de la transparence, le miroir, ô beau miroir, s'absorbe dans un reflet nouveau à la fraîcheur irrésistible.






