Exercices poétiques pêle-mêle / l'inspiration en gonflette

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Re: Exercices poétiques pêle-mêle / l'inspiration en gonflette

Message par pseudonymes1 le Sam 29 Mar - 6:48

V
L’histoire des nations est folle dialectique
Similaire au concept d’une fin extatique ;
Cela prend bien du temps pour quérir la sagesse…
Et meure l’innocent du sang des sacrifices,
Pour abreuver les dieux de leurs mets en délices,
Qui sont au ciel assis ignorant leur paresse.

On pose vers midi l’homme sur une pierre
– Il va rouler plus bas symbole terre-à-terre –
Trouée en son milieu là où le sang jaillit
Quand le cœur éventré sort du thorax précis
Le sang coule au ciel pour altérer les dieux ;
Le soleil et la lune ont besoin de juteux
Pour luire sur la terre et coucher l’horizon
Dans un manteau nocturne où s’en vont les faucons.
Et d’autres prisonniers dans les prisons aztèques,
Meurent en donation ces bien piteux métèques,
Et même l’orphelin privé de ses parents
Rejoignant au-delà son père encor rageant,
Ayant perdu la vie par une sarbacane
Au curare affûtée d’un souffle qui ricane.

Il n’est rien de honteux pour mourir au combat
Mais finir égorgé, ou bien éviscéré,
Par les vils serviteurs des dieux qu’on érigea
Répond à quelques cycles où meurent nos fiertés.
Sommet pyramidal où passent les défunts
Pour trouver le repos au cris de leur douleur :
Il sont volontaires pour trouver leur malheur
Et crachent leur poumon d’un glaive d’obsidien.
Les jours sont comptés, Amon-Rê boit son vin,
Tlaloc va s’enivrer, Quetzalcoatl le sien :
L’homme prie, à ses cris, que l’aube reparaisse
Et s’agenouille à terre en étant à confesse.

Les greniers plein de blé convainquent d’arrêter,
La saison des pluies abondante est passée,
Couvrons le sarcophage où meure l’égyptien
Embaumé par Isis il va tendre sa main
Vers Ammout en passeur ou balancer son cœur
Plus léger qu’une plume et rejoindre Osiris,
La fête est terminée, la mort est tentatrice,
Aztèque ou Égyptien ; après la vie, on meurt.

VI
Voilà bien des saisons qu’aussi tu m’horripiles
J’ai fini de souffrir en parcourant tes livres,
Mes penchants basculent vers une autre plus belle
Et je suis assoiffé de ses autres lamelles.

Soit on baise en levrette et l’on s’aime en plus belle,
Soit on meurt aujourd’hui vers une autre dérive
D’un couple fatigué de chercher son ivresse
Quand nous ne partageons que ce drap de dentelles.

Je nourris des complexes en voyant tes refus
Et je me résorbe d’une envie aux aguets
Seul pour mal entamer un sonnet sans amour…

Quand je pense à mal, regarde ! Comprends-tu ?
C’est mauvais loin de toi, meilleur un peu plus près
Souris-nous cette fois, car demain c’est toujours !

VII Sur Jean II Le Bon
Les Valois comme toutes les dynasties ont pris le trône fait prisonnier,
Pour être fort : régner à plusieurs à un âge où l’on suce le sein,
Les connétables vous font la cour pour quérir leur apanage,
Pour être resplendissant : se frapper sur la monnaie où l’on brandit un sceptre,
La dot est plus importante que la fille et l’âge plus que la beauté,
L’on va au combat dans la naïveté royale où l’on peut perdre la vie,
Devenons athée et perdons l’espoir d’aller guerroyer sans retour,
D’adolescence, il n’est pas question puisque tout est traité entre nations,
Tous les rois sont présents pour célébrer le duc devenu roi à son tour,
Bonne de Luxembourg ira porter onze enfants et sept survivront :
Triste époque où les femmes mourraient en couche de septicémie,
La noblesse se constitue en clan et perd alors les traces de sa noblesse,
Il n’y a plus d’ordre à vouloir les multiplier pour ses privilèges,
Peurs irrationnelles des changements de gouvernance quand le roi est mort,
Vive le roi qui vous adoube et vous confère la charge,
Dans ce monde où les Hollandais et les Anglais nous convoitent,
Il n’y a pas de Prince qui ne s’imagine être un Prince héritier,
Tous les notables ont des droits à la couronne où se sertissent les vanités
Du fait de pouvoir pisser dans les jarres où les gueux s’abreuvent.
Mais le roi est l’homme auguste qui donne à manger aux pauvres
Quand le bourgeois est celui qui vole le pain de leur bouche affamée ;
Pour prix de son repas, il y a la conscription au temps où il faut mourir,
Car il faut toujours mieux mourir le glaive à la main que l’ogre au ventre,
Jean est maître de tout, de Normandie, d’Anjou, du Maine, de Poitiers…
Comme un roi, tout est laissé à l’administration, il faut apprendre sa charge,
Et continuez de vénérer la noblesse historique de France : elle a ses descendants.
Tous ne sont pas morts décapités à la révolution sur les pics où coule le sang,
Ils sont là, un peu partout, disséminés, ils veulent reprendre le flambeau,
Qu’a tenu Saint-Louis sous l’arbre de vérité pour redonner à la France
Un peu de la noblesse qu’elle avait dans son cœur, quand elle l’avait à l’épée,
Tous les rois ne sont pas illustres, mais ce sont nos rois qui sont dans l’histoire.

pseudonymes1

LionChèvre
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